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Chemin faisant // am stram pictogramme
04/07/2016 à 17/07/2016
Ouverture de la résidence le samedi 16 et jeudi 28 juillet
17h à 20h.

 
Chemin faisant
une résidence d'Isabelle Rouquette
Le titre est une reprise de Julien philosophe sinologue, un des nombreux ouvrages où celui-ci tisse les points de vues occidentales et  orientales.
 

 Mes recherches articulent la problématique de l‘art en rapport pathique avec les paysages, les vivants et les solutions à trouver localement en déployant les croquis « sur le motif », capturés dans le trajet de réalisation par différents supports : sonores, vidéos, photographies, dessins, matières. Et c’est ce deuxième point optimum appelé aussi esquisse qui fait œuvre, et ce ne s’opposant pas au processus des œuvres collectives qui se réalisent sur base de plan esquissé ou scénario à faire car rappelons nous – l’œuvre réussie tient -. Dernière étape de la résidence, parfois c’est l’agencement toujours singulier de l’ensemble qui est montré ou bien un choix plus précis mais toujours en rapport avec les hommes et femmes qui habitent les territoires voisins.
 
Ensuite une fois rentrée, ce sont tous ces matériaux que je réactualise en de nouvelles médiations-plastics, nouvelles esquisses car le questionnement dans ces déambulations reste vrai pour chacun des lieux « habités » « occupés ». Ouvrir sa male magique à trésor et déballer tous ces savoirs, quelle joie ! Tous ces bouts,  papiers, photographies, sons, images, notes apparaissent autant de matières et manières en mouvement a exploré lors de ma résidence d‘été au Salon Mommen.
 
Au Salon Mommen le samedi 16 et jeudi 28 juillet les portes sont ouvertes aux publics de 17h à 20h.
 
Am stram pictogramme est le titre des peintures murales réalisées au salon durant ce temps de résidence, les écritures pictographiques, idéographiques selon David Abram et même celles qui recourent à des « rébus » font encore l’usage, ou dépendent encore, de notre participation sensorielle au monde naturel. De même que les empreintes de l’élan et de l’ours renvoient au-delà d’elles-mêmes aux êtres dont elles sont les traces, de même les images, dans les premiers systèmes d’écriture, tirent leur signification non pas de nous seuls mais du soleil, de la lune, du vautour, du jaguar, du serpent, de l’éclair- de tous ces pouvoirs sensoriels qui ne sont jamais des pouvoirs strictement humains, et dont les images écrites sont une sorte de trace ou d’empreinte. Ces peintures sont des copies au sens de faire usage de peintures enseignées, elles suivent la tradition  Dongba ( yunnan, chine du sud-ouest).